La délicate situation des animateurs bingo en France

Publié le 30/11/13 - Blog

En France, il semblerait que le service des douanes et le fisc mènent la guerre contre les bingos municipaux, et s’en prend aux animateurs de loto-bingo. Dans sa chasse à la fraude fiscale, le gouvernement s’en prend aux retraités impécunieux.

Fraude fiscale : les retraités du bingo pris pour cible

Douane françaiseDans sa lutte contre la fraude fiscale, le gouvernement semble avoir dans sa ligne de mire les retraités animateurs de loto-bingo. Jeux populaires sur tout le territoire français reposant principalement sur le hasard, le bingo et le loto animent les clubs provinciaux du troisième âge. Pour la justice et le fisc, les retraités animateurs seraient étroitement liés à un réseau de banditisme dans le cadre de blanchiment organisé. En effet, les jeux de hasard sont perçus par la douane et le fisc comme un moyen astucieux et imparable pour blanchir de l’argent.

Plusieurs dizaines de dossiers impliquant des retraités animateurs de jeux de hasard ont été relevés par les services fiscaux ainsi que la douane en charge du contrôle des jeux de hasard. Perquisitions, gardes à vue, procès en correctionnelle, peines d’amende et emprisonnement, voilà ce qui attendait ces animateurs du troisième âge. Une retraitée de Bergerac a fait appel pour une amende de 650 000 €, tandis qu’une Nantaise s’est vu infliger une amende de 400 000 €. Plus cocasse encore, la justice réclame trois millions d’euros à un retraité de Colmar pour avoir organisé des parties clandestines de bingos.

Le profil des animateurs de bingo

Si ces animateurs de jeu de hasard sont suspectés d’enrichissement illicite, ils sont pour la plupart des retraités honnêtes avec de petites rentes. Pour une prestation, ces animateurs du dimanche perçoivent entre 200 € à 300 €. Les animateurs interviennent dans le cadre d’une séance de jeu pour des associations locales caritatives, culturelles ou sportives en vue de constituer de modestes fonds de caisse. La majorité de ces animateurs sont pourtant déclarés sous le registre du commerce, sous le régime d’auto-entreprise ou en tant que salariés par chèque emploi-service. Alors pourquoi voit-on en ces personnes des trafiquants