Le bingo en ligne serait-il plus addictif que le bingo traditionnel ?

Publié le 16/07/13 - Blog

Une récente étude portant sur les jeux de hasard et d’argent en ligne révèle des risques d’addiction plus élevés par rapport aux jeux traditionnels. Depuis l’ouverture du marché, le nombre de joueurs présentant un comportement « problématique » est également en hausse.

La dépendance au Bingo

Le Bingo en ligne est de plus en plus prisé par les adeptes de ce jeu. Comme il est accessible à tout moment et en tous lieux, il peut présenter des risques de dépendance aux joueurs. En effet, le nombre de joueurs de Bingo en ligne a augmenté depuis la légalisation du jeu en ligne. Si à l’origine le bingo traditionnel visait à recueillir des fonds pour les évènements de l’église, le bingo en ligne attire désormais les participants, dont 80 % sont des femmes avec des gains alléchants. Divertissement innocent à la base, le bingo fait désormais de nombreux accros sur internet.

L’addiction se présente sous différentes formes comme le fait de vouloir jouer avec toujours plus de cartes ou le besoin de mentir sur l’argent perdu au jeu. En 2012, les jeux d’argent en ligne ont représenté près de 32,5 milliards d’euros en France.

Les jeux en lignes plus addictifs

L’Observatoire des jeux ou ODJ et l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies ou OFDT ont mené des études inédites portant sur l’additivité des jeux en ligne. Les résultats révèlent que la pratique des JAH présente des risques d’addiction plus élevée que celle des jeux traditionnels. 17 % des joueurs en lignes présenteraient en effet un comportement « problématique ». 10,4 % d’entre eux sont considérés comme « à risque modéré » et 6 % comme « excessifs ». Sur deux millions de français jouant en ligne, 37 % admettent jouer sur des sites illégaux, alors que 31 sites autorisés sont référencés en France. Cette addiction au jeu en ligne a d’ailleurs augmenté avec la légalisation du marché. Les internautes addicts aux jeux d’argent et de hasard en ligne ont une moyenne d’âge de 33 ans et dépenseraient entre 208 euros et 1 200 euros par an en jeux.